Rando avec marmots

Trucs et astuces pour parents nature

Cela fait maintenant 5 ans que l’on se balade dans la nature avec notre petit bout. Peu importe la saison, on aime sortir et prendre l’air. Ce n’est pas toujours facile et motiver un petit garçon de 5 ans, cela peut être une aventure en soi. Je me suis dit qu’avec la sortie de la newsletter des marmots, il était temps de vous donner mes petites astuces et conseils pour des vadrouilles pleines de plaisir avec vos chérubins.

Tom et Cloe planifient

Avant le départ

Préparez vous à chausser vos bottillons et partons à l’aventure.

Avant de partir, il sera important de bien préparer son sac. Des friandises et snacks seront nécessaires. Une petite fringale peut vous gâcher votre moment nature. Tant pour vous que pour eux. N’hésitez donc pas à en prendre trop. Cela se gardera sans nul doute.

Remplissez quelques gourdes, les enfants aiment, en général, avoir la leur.

Vos enfants pourraient apprécier aussi de préparer leur propre sac. Laissez les choisir des objets, jouets qu’ils veulent emporter. Nous avons un petit kit d’explorateur que Tom aime prendre avec lui. Il a aussi un livre rempli de traces d’animaux qu’il aime emmener.

Partagez le tracé de la balade, personnellement, j’adore lui montrer ce que l’on va faire, la longueur et les différents points d’interêt que nous croiserons. Cela lui permet de se faire une idée de ce qui va se passer et lui permettre de se réjouir à l’avance. Ici, on utilise Gaia pour tracer les vadrouilles. Je pourrais vous faire une belle liste des sources pour nos sorties. Cela sera sûrement un prochain article.

Un dernier point important, prenez des chaussures adaptées. Une bonne paire peut faire votre vadrouille comme une mauvaise peut la tuer. Pas besoin de surinvestir, une bonne petite paire de chez decathlon fera l’affaire.

dans les herbes

En route les marmots

Durant la balade, n’hésitez pas à faire pas mal de pauses. Leurs petites jambes travaillent plus que les vôtres. Cela permet de sortir les snacks, les gourdes et de vider les vessies. S’il fait chaud, une pause à l’ombre permet de bien souffler. Ce que vous ressentez est décuplé chez eux. N’hésitez pas non plus de sortir des sentiers battus, l’aventure sera encore plus forte pour eux.

Privilégiez des balades courtes au début. Ne le faites pas pour manger le plus de kilomètres. Profitez en pour ralentir, observer, partager et apprendre. Un des autres points super important pour nous, les faire jouer un maximum durant la balade. Des jeux classiques d’observation permettent de distraire leur esprit qui doit tout le temps être en ébullition. Dans nos jeux favoris:

  • Repérer 5 sortes d’oiseaux
  • Ramasser des cailloux aux formes étranges
  • Trouver des choses d’une couleur choisie
  • Entendre 3 sortes de cris d’oiseaux
  • Trouver un baton de marche
  • Trouver la feuille de l’arbre annoncé
observation

Aussi, depuis quelques temps, nous avons commencé à chercher des géocaches avec Tom. Installer l’application de geocaching, trouvez des lieux proches de chez vous et incorporez les dans vos marches. Mieux encore, certains font des caches sur une boucle de randonnée. Cela permet de passer de cache en cache et de ne pas voir les kilomètres passer. Je pense que plus jeune, cela n’aurait pas marché. Maintenant, la chasse au trésor est vraiment un must! Elle nous permet d’augmenter les distances sans le remarquer.

Pour les longueurs de marches, beaucoup parlent de 1km par année de l’enfant. On a commencé comme cela et maintenant, il adore quand on marche “plus que son âge”. C’est comme un challenge pour lui, son petit trophée de vadrouille. Preparez-vous à répondre à “C'était une balade de quel âge ?”

Pour les plus jeunes, vous pouvez vous limiter à des tours poussettes friendly. Personnellement, depuis ses 2 ans et demi, on a abandonné la poussette et on le portait quand ça n’allait plus. On le fait toujours. Les épaules permettent de rendre la balade différente. Apprêtez vous à servir de monture. Pour les plus petits, on pensera à avoir un sac de portage de dos.

Le but est toujours de s’amuser et de prendre l’air. Trouvez un équilibre et profitez. Découvrez ensemble. Observez la nature et vos marmots. On a toujours quelque chose à apprendre de eux.

le randonneur
en vadrouille
en vadrouille

🧒 journal ✧ 5 juillet 2019

Des œufs frais tous les jours

L'histoire de Cocotte et Nuggets

En déménageant, on s'était dit qu’on aurait un jour des poules. L’idée d’avoir des œufs frais nous plaisait vraiment. Alors on a commencé à se renseigner, à lire un peu en ligne. Le web est une source fabuleuse d’information, on trouve tout ce qu’il nous faut.

🐔 Combien de poules?

Il faut savoir qu’une poule seule déprime. Donc, il en faut toujours au moins deux. Après, cela dépend de votre terrain. On suggère environ 10m2 par poule.

Nous avons donc commencé par deux poules. Je vous présente Nuggets et Cocotte. Noms choisis par Tom comme vous pouvez le deviner. J’aurais choisi Chicken et Nuggets. On les a trouvées chez magasin vert.

Nuggets
le poulailler
Cocotte

📝 Que vous faut-il pour les poules?

Un poulailler bien sûr et un enclos. Au minimum. Après, il vous faut aussi une mangeoire et un endroit pour boire. On a trouvé notre bonheur chez Farmili pour le poulailler. C'était un peu plus cher qu’ailleurs mais il nous plaisait bien et semblait bien plus solide. Vous pouvez passer par la case DIY si vous êtes suffisamment bons. Le poulailler doit avoir un pondoir et un perchoir. Après, sa taille dépendra du nombre de poules que vous pensez adopter. Le nôtre nous permet d’avoir jusque 4 poules. On pense à peut-être en adopter d’autres mais on verra.

On a installé une clôture de châtaignier autour de nos framboisiers histoire qu’elles puissent picorer. Elles semblent plutôt heureuses et moi ça m’a permis de sortir de ma zone de comfort, car comme vous le savez ou pas, je ne suis pas très bricolo, en installant les poteaux, mesurant le tout et plantant la cloture. Pour finir, la fixer aux poteaux et tout ça. Un vrai plaisir.

Tom
la main de Tom
Tom

Dans les petits accessoires utiles:

  • Une paire de gants pour nettoyer le tout
  • Des œufs factices pour les inciter à pondre au bon endroit
  • Un petit panier pour aller chercher vos oeufs
  • Des boîtes pour les garder
  • Un crayon ou feutre pour la date. Ca n’est pas imprimé par défaut.

⏱ Combien de temps?

Une fois par semaine environ, on nettoie le tout. On enlève les crottes, remplace la paille souillée, remplace la sciure et voilà. Rien de plus simple. C’est ici que vous aurez besoin des gants.

Penser à remplir la mangeoire et remplacer l’eau pour qu’elles se sentent bien. Rien de plus simple. Un rappel et on est bon. Les poules, c’est facile, ca ne demande pas trop d’entretien.

Le matin, on va ouvrir le poulailler pour qu’elles puissent se balader dans l’enclos. Le soir, on les rentre. Bien souvent, elles sont déjà dans le poulailler et on referme juste la porte pour éviter l’entrée des nuisibles.

💡 Trucs et astuces

  • Le poulailler ne doit pas être en plein soleil.
  • Éviter d’orienter l’entrée du poulailler au nord pour éviter les vents froids
  • Leur couper un petit bout des ailes pour les déséquilibrer, sinon elles peuvent voler et passer la cloture.
  • Les installer dans vos arbustes avec des baies. Elles adoreront s’y cacher et auront des friandises.
  • Elles adorent avoir un petit coin de sable pour se rouler dedans.
  • Elles ont besoin de bien se nourrir et boire sinon elles ne pondent pas.
  • Elles mangent des bouts de coquilles d’huîtres ou d'œufs pour avoir des coquilles bien solides.

🔗 Des liens

Si vous avez des questions n’hésitez pas, si vous avez des suggestions n’hésitez pas non plus.

1.jpg
🐓 journal ✧ 14 juin 2019

Petit guide de la randonnée propre

Et autres civilités pour la nature

La Terre va mal, ce n’est plus à questionner. On en est responsable. Maintenant, plusieurs choix s’offrent à nous. Ne rien faire, cela semble sans doute idiot. Se plaindre de ce qui a été fait, pas mieux. Critiquer ceux qui ne sont pas parfaits, cela n’aide sans doute pas. La meilleure solution est d’agir. Personne n’est parfait. Nous ne pensons pas l'être. Mais une chose est sûre, on fait notre part.

Je pourrais vous parler de nos choix de vie, des choix au quotidien ou autres actions. Mais aujourd’hui pour la journée de l’environnement, j’ai plutôt envie de vous parler de nettoyer la nature. Que ce soit sur la plage ou dans les forêts. Comme vous le savez, on partage notre vie avec un petit bout de 5 ans que nous avons décidé de sensibiliser pour ne pas qu’il soit aveugle face à tout cela. On a donc mis en place quelques petites choses qui facilitent un micro activisme au quotidien et en vadrouille.

Choisir de partir avec moins d’emballages et partir avec un sac à déchets permet de ne pas en laisser trainer. Ne laissez même pas les déchets que vous pensez naturels. Une peau de banane ou des épluchures d’oranges n’ont rien à faire en forêt ou sur la plage. Respectez les lieux comme si c'était votre maison car au final c’est notre maison. Répétez “Leave no trace” cinq fois avant de partir et à chaque fois que vous sortez des choses de vos sacs.

Avoir un sac à déchets permet surtout aussi de ramasser ceux que les autres laissent. Cela ne coûte rien et si on le fait tous, bientôt les sentiers seront plus propres et les plages aussi. Au revoir les bouchons de bouteilles, les mégots de cigarette, les mouchoirs et tous ces petits déchets que l’ont fait tomber par mégarde. Oui, oui mégarde, on ne pense pas que le monde le fait exprès de détruire cette seule planète que nous avons…

Par où commencer?

Déchets ramassés sur la plage

Il ne vous faut pas de gros matériel. Rappelez-vous de mettre un sac dans votre sac qui servira au déchets. N’hésitez pas à embarquer aussi une paire de gants de travaux ou jardinage pour ne pas avoir peur de ramasser des déchets qui ne sont pas les vôtres.

Si vous vous sentez seul, n’hésitez pas à rameuter vos amis ou à vous joindre à un événement local de nettoyage. Si vous ne savez pas où en trouver, suivez des groupes comme Un océan de vie, Initiative océane, J’agis pour la nature ou autres.

En bref

Il suffit vraiment de deux minutes. Mais si vous le pouvez, donnez plus. Les Boy Scouts ont une superbe devise qui est “leave it better than you found it”. “Rendez-le meilleur que l’on vous l’a donné”, cela marche pour tout. Au final, consommez moins. Le meilleur déchet n’est pas celui que l’on jette dans une poubelle mais celui que l’on ne crée pas.

Quelques liens pour aller plus loin

🗺 journal ✧ 5 juin 2019

Juste deux minutes

Des plages, des habitudes et des sourires

Ce sont les petits gestes qui comptent pour aider l’humain à avancer. Il en faut des gros, c’est sur. Mais il nous faut aussi des petits gestes. Comme disait la compagnie Créole, c’est bon pour le moral. Et vous savez ce qui aide le plus à avancer? Positiver. Les émotions sont contagieuses et je préfère en partager des positives que des négatives lorsqu’on en vient à notre planète.

Alors, on apprend les petits gestes à Tom. Il a besoin de comprendre que la terre va mal, et que c’est de notre faute. Il a aussi besoin de savoir, déjà à cinq ans, qu’il peut avoir un impact positif sur notre belle planète.

Un des petits gestes qu’on a pris comme habitude, c’est de nettoyer les plages. Il suffit de deux minutes pour aider nos plages. Plus c’est mieux mais déjà deux minutes suffisent a la rendre plus belle. On a toujours un distributeur de sacs dans notre sac à dos. Un truc en plastique offert par AS Adventure qui nous permet de faire des petits sacs poubelles. Du plastique pour enlever le plastique, un peu ironique mais au final, ça marche pas mal. Et dès que l’on voit des déchets, on les ramasse, les stocke et les jette une fois la balade finie. Il y a bien sur aussi les bacs à marée qui poussent un peu partout en Bretagne et ailleurs. N’hésitez pas à y ramener les bouts de cordes et autres detritus que vous trouvez. Gardez les vôtres, dans vos sacs, et jetez les dans une poubelle une fois la sortie finie. Cela ne demande pas de gros efforts. Si on prenaient tous ces deux minutes et si on réfléchissait avant de jeter quelque chose sur la plage, on y serait encore mieux.

Si vous voulez aussi aider nos océans et plages, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site de Surfrider ou Surfers Against Sewage. N’hésitez pas à faire des dons ou à donner de votre personne. Votre temps est votre don le plus précieux. La Terre vous dit merci. Et Tom aussi.

Tom n'aime pas les dechets
🌍 journal ✧ 4 mai 2019

Ne jamais cesser d’apprendre

Depuis quelques années, j’ai décidé d’investir en moi-même. Avant, toutes mes passions étaient liées à mon métier. Tout l’apprentissage aussi. Il me faut apprendre constamment. La technologie d’une part et les « soft skills » qui traitent plus des relations humaines que de la technique d’autre part. J’ai donc appris à mieux communiquer, mieux comprendre les personnes et mieux gérer le stress. C’est effectivement utile au quotidien.

J'étais lassé de n’apprendre que pour mon gagne pain. Il me manquait quelque chose. J’ai alors commencé à m’intéresser à mon moi. Minimalisme, pleine conscience et écologie. Ces sujets me suivent encore aujourd’hui et me définissent principalement. Tout cela ne se faisait que dans ma tête. J’ai toujours été plus intellectuel que manuel. C’est un fait… Mon père serait fier de savoir que je sais me servir de mes deux mains maintenant. Que dirait-il de savoir que je pense à investir dans une scie circulaire…

J’ai toujours été attiré par la photographie, je suis passé d’un reflex à la lomography, développé du noir et blanc à la maison, puis le boulot a pris le dessus. J’y suis revenu en arrivant chez Heroku, mon employeur. Des collègues avaient ce magnifique objet qu’est le Fuji X100. Il n’a pas fallu longtemps pour que je m’y remette.

Avec le temps et les vadrouilles, l’appareil était toujours avec moi. Je prenais de plus en plus de photos. J’avais envie de devenir meilleur. J’ai donc commencé des formations en ligne. J’ai commencé par un cours reprenant toutes les bases sur Udemy. Un bon rappel pour certains cours et des passages qui renforcent les bases ou amènent de nouvelles connaissances.

3.jpg
4.jpg

Ce n'était pas assez. Il manquait quelque chose dans cette théorie. J’aime beaucoup les gens passionnés. J’adore apprendre de gens qui exaltent leur passion. Qui sont comme possédés par celle-ci. J’ai découvert le boulot de Alex Strohl. Il avait sorti un premier workshop, une vraie révélation! Il transmet sa passion de la photo d’aventure et retranscrit cela d’une manière qui me parle. Il n’a pas fallu longtemps avant qu’il ne sorte un second en été.

Il a décidé de faire une série de workshops avec d’autres photographes. Son premier était avec un photographe que j’admire, Finn Beales (Le workshop. Son travail tant professionnel que personnel m’a toujours inspiré. Raconter une histoire. Raconter sa vie en images. Raconter mon histoire. Raconter ma vie en images. J’attend avec impatience les suivants.

Et c’est ainsi que ce week-end, je me retrouverai à un workshop en canoë. Une microaventure organisée par les amis de Captain Yvon. Rencontrer des gens qui partagent cette envie de partager. J’ai tellement hâte de continuer d’apprendre. Si en plus, je peux vivre quelques aventures par ci par là, c’est encore mieux. Je me réjouis de m’endormir dans ce tipi. Mais me réjouis encore plus de pouvoir le raconter. Vivre pour partager.

D’ailleurs, rappelez moi de vous parler de pourquoi j’ai de plus en plus de coupures sur les mains. Mais ca sera pour plus tard.

5.jpg
📷 journal ✧ 2 avril 2019

Vivre dehors

Je ne me suis jamais senti autant connecté à Mère Nature. Cela fait maintenant quelques années que nos week-ends se passent dehors. Que ce soit pour une courte marche ou une journée à vadrouiller. Cela nous permet de nous sentir connecté, trouver la paix et découvrir les merveilleuses choses que la nature a à nous offrir. On a vadrouillé un peu partout en Belgique et nous avons adoré cela.

Depuis notre déménagement en Bretagne, nous avons une connection encore plus profonde avec la nature. Même durant la pause de midi, on peut partir pour une balade à travers champs. On passe aussi beaucoup plus de temps au jardin. La pluie ne nous arrête pas du tout, elle nous permet simplement de découvrir les choses différement. La terre est magnifique sous le soleil mais pas seulement.

living-outdoor.jpg
living-outdoor-2.jpg

La cueillette, ca nous connait. Depuis aout, on a fait notre propre liqueur, différentes confitures avec tous les fruits que nous trouvions et pour Noel, Cloé a même fait de magnifiques décorations avec ce que nous trouvions dehors. J’ai hâte d’en apprendre plus sur les plantes comestibles, la cueillette aux champignons et les fruits que la nature a à partager.

Découvrir l’intérieur des terres, moins connue que la côte bretonne, est quelque chose que j’apprécie particulièrement. Pleine de surprises et de paysages variés et divers; des forêts, des rochers, des champs, des landes et autres

living-outdoor-4.jpg
living-outdoor-8.jpg

Vivre aussi près de la mer nous permet de payer une visite à la déesse des mers aussi souvent que notre corps nous réclame une bonne bouffée d’air saline. Je suis tombé amoureux de ces côtes sauvages et j’adore les photographier autant que possible. Je pense de plus en plus à nager dans ses eaux froides, même en hiver. J’espère aussi prendre le temps pour apprendre à surfer

Nous avons cueilli de la nourriture dans les terres, mais la mer aussi peut donner. C’est vrai que cet été, elle a plutôt pris mes lunettes, mais c'était une offrande qui paie pour toutes les choses qu’elle donne. Nous devons encore nous améliorer pour la pêche à pied et les coquillages.

living-outdoor-5.jpg

Quelques rêves pour cette année nouvelle incluent de faire un hike de plusieurs jours en Bretagne ainsi que fouler plus de sentiers du GR34, connu comme étant le sentier des douaniers. Cette randonnée suit la côte et traverse tous les lieux sauvages du bord de mer.

J’ai hâte que l’année nouvelle arrive et plus spécifiquement le printemps. Pouvoir aller planter la tente pour une nuit ou deux dans les lieux les plus sauvages du coin. Cela nous permettra de découvrir encore plus. J’espère que vous appréciez mes récits et photos, car je compte bien en publier encore plus! N’hésitez pas à partager vos coups de coeurs et lieux favoris.

🏞 journal ✧ 15 décembre 2018

Il y a un an

saint-samson-23.jpg

On était en bord de mer pour l’anniversaire de Cloé hier. À un moment, elle me dit quelque chose du genre: “Si tu m’avais dit y’a un an que je fêterais mon anniversaire en marchant le long de la mer, je t’aurais ri au nez.” Cette phrase a juste déclenché un flux de pensées.

saint-samson-9.jpg
saint-samson-11.jpg

Il y a un an, on ne savait même pas que cette maison existait. Elle ne savait pas non plus que l’on existait. On ignorait encore que notre futur se ferait dans le Finistère. On regardait toujours des maisons en Bretagne et en Bourgogne. Ce jour d’hiver où j’ai découvert Ty Lucie au détour d’une recherche web n'était pas encore passé. On ne savait pas encore que le frigo faisait ce bruit de poulet de temps en temps. Ni que les tuyaux de chauffages faisaient ce drôle de bruit, ni que le bois craquait pendant que les tuyaux chauffaient. On ne savait pas encore que notre voisin serait une chouette et qu’elle nous saluerait une fois la nuit venue.

saint-samson-25.jpg

On n’avait pas idée que ce magnifique brouillard se joindrait à nous sur le chemin de l'école de Tom. Aucune idée non plus que nous aurions des vaches comme voisines. Que les nuits seraient noires et que notre routine nocturne inclurait de regarder les étoiles.

Qui aurait cru, il y a un an, que je prendrais plaisir à remplir notre panier de bois pour le poêle de la cuisine ou à couper du bois pour l’allumage ou même que je prendrais du plaisir à jardiner.

Des choses simples me font tellement plaisir. Comme promener le chien dans le village et saluer les personnes… et elles vous répondent. Ces choses-là me font me sentir bien.

saint-samson-18.jpg
saint-samson-6.jpg

Déménager signifie aussi être plus conscient des amitiés. J'étais un peu à côté de la plaque dans le passé. Maintenant, je me reconnecte et j'écris plus à cause de la distance. Je dois encore me perfectionner. Mais la pratique est tout ce qui compte.

Ces 10 kms en bord de mer m’ont certainement fait penser beaucoup et rendu heureux. Je ne me suis jamais senti aussi bien. J’apprécie chaque minute de cette nouvelle vie, même les plus difficiles.

saint-samson-4.jpg
saint-samson-21.jpg
🌤 journal ✧ 26 novembre 2018

Le premier mois à Berrien

hello-world.jpg

Aujourd’hui, je viens de manger notre première pomme. Ca vous fait un truc quand elle vient de chez vous. Votre production donne ses fruits. C’est assez fou, on les a pas planté. Merci les anciens propriétaires mais quand même. Enfin je mens, j’en ai déjà mangé mais c'était de la compote en fait. Ca fait quand même plus quelque chose quand tu croques dedans.

Un lot de choses se sont passées. Certaines que je vous raconterai d’autres pas. Mais c’est fou le nombre de premières que j’ai eu en étant ici. En une journée, mes premières bottes en tant qu’adulte, j’ai acheté ma première clef à bougie et la bougie qui allait avec, je l’ai changée et ai réparé la tondeuse grâce à cela. J’ai aussi le lendemain tondu pendant une heure trente, et en fait c'était relaxant de se vider la tête.

hello-world-2.jpg
hello-world-3.jpg

Les démarches avancent, on a fait de belles petites balades, on a découvert de belles plages. On a rencontré un peu les voisins et on se dit qu’on sera bien ici. La Bretagne n’a pas connu la canicule et on avait bon quand le reste de l’Europe suait. Notre potager se porte bien, il pleut effectivement en Bretagne mais vraiment pas trop en fait. Ca nous a permis de rester un peu à la maison et de profiter du salon. On a aussi pris le temps de faire un feu pour couper le froid. Ca prévoit des hivers fantastiques.

Ah oui et aussi on a agrandi la famille. On a maintenant un petit ami à quatre pattes nommé Oggy, un bébé berger australien adorable. Il aime pas encore ni son collier ni sa laisse, mais nous il a l’air de bien nous apprécier. J’ai hâte de pouvoir faire de belles vadrouilles avec lui. Découvrir la Bretagne en automne à nous quatre ca promet de fantastiques photos et moments. Mais ca sera pour plus tard.

hello-world-5.jpg
🏡 journal ✧ 31 août 2018

La première semaine

Berrien, France. Hier, 998 habitants… Aujourd’hui, 1001.

tylucie.jpg

Cela fait déjà une semaine que nous avons pris la route. On signe les papiers de la maison et on démarre cette nouvelle vie. À la moitié de la route, Cloé le sent bien, on le fera d’une traite. La nuit n’était pas tombée. Ils nous avaient laissé un matelas et un lit. Juste ce qu’il nous fallait en attendant les déménageurs qui viendraient deux jours plus tard. Les clés étaient prêtes et nous attendaient.

Une nouvelle aventure. S’inscrire à la mairie. Ah non, c’était juste changer le nom du compteur d’eau. En fait, on s’inscrit nulle part. Enfin si, au consulat pour moi. Prouver qu’on habite ici? Une facture d’électricité à notre nom… facile! Enfin si tu as ton RIB. Le RIB est roi en fait. Ce papier avec un IBAN qui commence par FR. C’est le saint Graal de la France. Ton passe partout.

Enfin sauf si tu ouvres ton compte au bar tabac, ce RIB la n’ouvre pas toutes les portes… on attend toujours pour ouvrir ces portes… mais parfois un IBAN SEPA ça suffit… Merci la simplicité. Mais je m’égare…

semaine-1-2.jpg
semaine-1-3.jpg

Première nuit, mal dormi, petit lit mais pas un bruit… même pas de fond. Réveil avec les oiseaux. Il fait beau.

Il fait souvent beau en fait. Bretagne terre de contes et légendes… une d’entre elles est la pluie. On la voit mais on voit aussi le soleil. Beaucoup mais c’est moins étouffant quand tu peux jouer à cache cache dans ton verger ou ton potager. J’y ai même déjà mis la main dedans. Je connais rien mais j’aide et j’apprends. J’aime et j’apprends.

Le camion de déménagement arrive. On croise notre première autochtone… enfin elle est bruxelloise et vit ici depuis 3 ans. Le camion se vide vite merci les déménageurs. Deuxième rencontre, notre voisin d’en face. un homme qui nous accueille simplement et sympathiquement. Troisième rencontre, des amis des anciens propriétaires. Anglais eux aussi. Ils nous amènent des œufs et invitent Tom à venir en chercher quand il le désire.

Je me sens bien. On dirait une petite communauté. C’est chouette. Le hameau est petit, vite fait le tour. On croise petit à petit les gens. Des belles rencontres que j’ai hâte de voir grandir.

cover

Petit aparté, je viens de tuer deux moustiques. Désolé pour leurs familles.

Jeudi balade en forêt avec un collègue et sa compagne. Barbecue. aussi on prend le modèle d’expo et on le chauffe. Je tombe amoureux de Biocoop. Vendredi, je racle de la peinture qui a pris l’humidité et m’ouvre sur un clou rouillé. Ça saigne c’est ça le bricolage… oups suis je en ordre de vaccin? Je fouille les caisses et retrouve un papier le lundi… 2009 ouf on est bon. Faudra penser à faire le rappel quand même monsieur. Samedi arrivée d’une amie de Cloé et de mon frère filleul. Balade de 11kms, on croise des menhirs et des tiques. J’en retire trois. Saloperies. C’est déjà lundi, on reprend le boulot… pas encore d’internet… on va utiliser le hotspot et écrire un peu aussi pour vous partager tout ça.

On se remet à la course. Les sentiers boueux et les petites routes. Encore un tique. On se pose et on profite. Cette vie commence bien. Hâte de la partager avec vous.

PS: Je sais que je suis tard pour la première semaine

Un petit florilège de ce que j’ai posté en story instagram

IMG_1241.jpg
IMG_1239.jpg
IMG_1240.jpg
IMG_1263.jpg
IMG_1242.jpg
IMG_1254.jpg
IMG_1300.jpg
IMG_1266.jpg
IMG_1301.jpg
IMG_1345.jpg
IMG_1341.jpg
IMG_1257.jpg
IMG_1336.jpg
IMG_1338.jpg
IMG_1255.jpg
IMG_1221.jpg
IMG_1339.jpg
IMG_1315.jpg
IMG_1316.jpg
IMG_1231.jpg

🏡 journal ✧ 27 juillet 2018

Activisme vestimentaire

Consommer moins, consommer mieux. C’est un peu un des trucs qui me turlupine depuis que je me suis lancé dans le minimalisme et autres. Ca passe pas mal par ma garde robe. Elle débordait de T-shirts, de chemises et commençait à ne plus ressembler à rien.

Fabriquer les meilleurs produits en causant le moindre impact environnemental, utiliser le monde des affaires pour inspirer et mettre en place des solutions à la crise environnementale.

C’est ce qu’on peut lire sur le site de Patagonia. Un des pionniers en terme d’activisme environnemental. C’est un peu à cause d’eux et de mon envie de voyager léger que j’ai commencé à réduire ma garde robe. Ne plus garder que des pièces que j’adore et qui ne font au final pas de mal à la planète.

J’ai découvert ensuite Finisterre qui est récemment devenu une B Corp Européenne. Etre une B Corp implique d’avoir un impact social et environnemental positif. Cela implique aussi une certaine transparence que beaucoup d’entreprises n’ont pas. En plus de consommer mieux, je consomme local. Une partie de leur production est faite ici en Europe. Ce qui ne l’est pas est fait de manière tout autant responsable.

Comme vous le savez peut-être, j’aime assez les sacs aussi et là aussi Patagonia aide mais des marques plus locales ont aussi de superbes alternatives. J’ai par exemple craqué pour le “camera insert” de Home of Millican.

Moins de vêtements mais des vêtements qui durent. C’est un peu l’inverse des 200 saisons de la mode et des 3000 lignes de nouveaux produits que sortent la plupart des marques à l’année. Mais avez vous réellement besoin de la dernière pièce de X ou de Y? Est-ce vraiment des habits que vous porterez plus de deux mois?

D’autres marques ont aussi une chouette ligne de conduite, entre United by blue qui organise des nettoyages de plages et de forêts. Cotopaxi qui reverse une partie de ses revenus chaque année à des causes. Beaucoup d’autres marques suivent ce modèle via le 1% for the planet.

Ces marques produisent aussi des documentaires assez utiles pour ouvrir les yeux! Je vous conseillerais le Fair Trade de Patagonia et Microplastics de Finisterre

Un autre moyen de moins consommer est passé en achetant des habits en laine merino. Celle-ci sent moins et n’absorbe pas la transpiration comme le cotton. Je me retrouve donc à mettre mes habits plus longtemps et à faire moins de lessives. Cela passe par de simples gestes comme celui-ci aussi. En plus cela allège mes sacs lors de mes voyages car cela me permet de partir avec moins de vêtements.

Au final, ce que je me rend compte, c’est que la seule manière d’avoir un impact sur les industries, c’est avec notre argent. Ne le mettez pas n’importe où.

👕 journal ✧ 22 juin 2018